For a better experience please change your browser to CHROME, FIREFOX, OPERA or Internet Explorer.
La commission des droits de l’homme préconise des mesures pour éviter le suicide en cellule

La commission des droits de l’homme préconise des mesures pour éviter le suicide en cellule


En 2019, 10 détenus sont morts en cellule de mort naturelle et un prisonnier a commis un suicide par pendaison. C’est ce qu’indique le rapport de la commission nationale des droits de l’homme (NHRC) rendu public cette semaine.

Un détenu qui s’est donné la mort était incarcéré pour possession de drogues dangereuses aux fins de livraison, de vol et pour manquement aux conditions de la mise en liberté sous caution. Il est décédé à La Bastille, à Phoenix.

Menant des investigations sur place, la NHRC a découvert qu’il s’était pendu en attachant des morceaux déchirés de son drap à la grille métallique de la fenêtre de sa cellule.

Même s’il n’y avait aucune indication d’un acte criminel, il a été observé que certains facteurs ont pu sans doute avoir contribué à ce que le détenu se sente bouleversé et déprimé à un point qu’il s’est ôté la vie.

Aussi une liste de recommandations a été soumis au commissaire des prisons :

•    que les grilles métalliques soient remplacées par un autre dispositif, qui puisse sécuriser les lieux tout en fournissant une ventilation et un éclairage adéquats.  

•    la mise en place d’un dépistage approprié et systématique de tout changement de comportement, indiquant des tendances suicidaires, auprès des détenus non seulement lors de leur admission, mais aussi chaque fois qu’ils sont transférés.

•    un soutien social assuré par le recours à des détenus spécialement formés, des « camarades » ou « écoutants » qui peuvent avoir un impact positif sur le bien-être des détenus parce que ceux-ci font souvent plus confiance à leurs codétenus qu’aux agents pénitentiaires.

Détention préventive

Les détenus en détention préventive (on remand) ont également eu voix au chapitre.

Ainsi la NHRC insiste sur le fait que les personnes en détention préventive ne peuvent être traitées de la même manière que les condamnés parce qu’elles bénéficient toujours de la présomption d’innocence garantie par la constitution.

Les prisonniers non jugés devraient être soumis à des conditions de détention moins strictes que les condamnés, souligne la commission.  Elle ajoute que les personnes en détention provisoire devraient être autorisées à porter leurs propres vêtements, selon leurs besoins.





Source link

leave your comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Recent Comments

Top Try our App
Try our App