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Sunil Benimadhu, Chief Executive, Stock Exchange of Mauritius : «La modernisation boursière améliorera la connectivité à l’international»

Sunil Benimadhu, Chief Executive, Stock Exchange of Mauritius : «La modernisation boursière améliorera la connectivité à l’international»


Dans un entretien  au Défi Quotidien, le mercredi 2 décembre, le Chief Executive de la Bourse de Maurice aborde le renouvellement de la plateforme de trading, la source de financement, les avantages de se mettre en réseau avec l’Afrique et le monde. Sunil Benimadhu discute également de l’impact de la pandémie sur les indices et des retombées éventuelles dans le sillage de nouveaux vaccins.

Cette semaine, la Bourse de Maurice a annoncé l’obtention d’une subvention de la Banque africaine de développement (BAD). À quoi servira cet argent ?
Au fait, c’est un financement que la BAD accorde au Stock Exchange of Mauritius (SEM) dans un contexte de renouvellement de notre plateforme de trading. Ce très bon système est en place depuis 18 ans. Nous pouvons toujours l’utiliser. Mais comme toute plateforme boursière, après une période de 15 à 18 ans, nous revoyons le système afin de déterminer la possibilité de venir de l’avant avec une plateforme ayant de meilleures fonctionnalités et offrant de meilleurs services à nos partenaires et investisseurs. La modernisation permettra une meilleure connectivité à l’échelle internationale. Dans un premier temps, ce sera au niveau africain. À cet effet, il y a plus d’un an, nous avions engagé une conversation avec la BAD. L’objectif a été de savoir si l’institution serait disposée à financer cette modernisation. Et la BAD est d’accord pour nous financer.

Vous faites mention d’une connectivité accrue avec l’Afrique. Comment ?
En ce moment, la BAD travaille sur l’Africa Exchange Linkage Project. Il s’agit d’établir des liens entre sept bourses africaines, choisies en fonction de leur importance. Ce sont les Johannesburg Stock Exchange, Nigerian Stock Exchange, Nairobi Securities Exchange (Kenya), Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (regroupant huit plateforme en Afrique de l’Ouest), Egyptian Exchange, Casablanca Stock Exchange (Maroc) et la Bourse de Maurice.

Au final, ce sont deux objectifs qui se rejoignent. D’un côté, la Bourse de Maurice s’est engagé dans la voie d’un nouveau système et nous avons recherché du financement. Et de l’autre, nous voulons utiliser la nouvelle plateforme de trading afin d’intégrer l’initiative de la BAD, permettant de créer des liens entres les bourses. Ainsi, les investisseurs mauriciens auront l’option d’aller au Kenya, Casablanca, avec l’esprit que plus qu’on aura du trafic à terme, la liquidité s’améliorera.

La BAD a saisi l’importance du fait que le développement en Afrique passe un marché des capitaux plus performants sur le continent. Donc, elle apporte son soutien.

La Banque africaine de Développement a saisi l’importance du fait que le développement en Afrique passe un marché des capitaux plus performants sur le continent.»

Quand est-ce que la nouvelle plateforme sera en place ?
Nous ne sommes qu’au début du processus. Il faudra passer par une demande de soumission et étudier le coût de chaque offre. Si le prix des nouveaux systèmes est plus élevé que la plateforme actuelle, nous serons appelés à mesurer le pour et le contre, et déterminer si les avantages méritent l’investissement additionnel. Au cas où ce serait point concluant, nous n’irons pas de l’avant. Certes, il y a une volonté pour moderniser. On ne peut passer sur le coût, surtout un contexte mondial difficile avec la pandémie du coronavirus. Le prix devra être acceptable.

Si toutes les conditions soient réunies, avec une plateforme de trading qui respectent les conditions en termes de performances et que le prix soit raisonnable, d’ici fin 2021, le nouveau système sera en place.

On ne pourrait boucler l’entretien sans aborder la performance de la Bourse de Maurice en 2020. 
L’évolution boursière reflète la situation prévalant sur le plan économique. Nous sommes dans un contexte exceptionnel où la Covid-19 a un fort impact sur l’économie et des secteurs en particulier. Le marché reflète l’environnement incertain, l’absence de visibilité sur le contrôle de la pandémie et le moment où l’on retrouvera des touristes au pays. C’est tout à fait logique et normal qu’on ait une telle baisse dans les indices depuis le début de l’année.

Mercredi 2 décembre, la Grande-Bretagne a donné son aval à l’utilisation à grande échelle du vaccin Pfizer/BioNTech. Une commande de 40 millions de doses a été placée. D’autres vaccins ont atteint la phase finale des tests. Est-ce que ces annonces représentent une bonne nouvelle pour le marché des valeurs ?
Ce sont des signes assez encourageants. Ils permettent aux investisseurs de changer leurs perspectives pour l’avenir. D’un point de vue local, il sera important de savoir quand Maurice, en tant que pays, aura accès à ces vaccins. Pour le tourisme, ce sera primordial de déterminer (le nombre de pays) européens qui utiliseront ces vaccins. Du moment que les personnes soient vaccinés et rassurés sur les risques de la maladie, ils considéreront le voyage. Présentement, Il y a une demande qui est restée sans réponse pour des raisons évidentes.

D’ailleurs, nous notons une tendance de revirement au niveau du marché boursier parce que ces nouvelles sont réconfortantes pour les investisseurs. L’avenir serait meilleur. Nous devons suivre cette tendance. Il est encore tôt de tirer une conclusion.

Le plus vite que Maurice retrouve son niveau d’activité avec le reste du monde, le mieux ce sera pour l’économie, les entreprises et la Bourse.





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